Le Coût d’Achat de la Voiture Electrique
Pour exister, la voiture électrique ne doit pas être plus chère à l’achat qu’un véhicule diesel équivalent. Il semble que les constructeurs automobiles soient tout à fait en mesure d’assurer la compétitivité prix de la voiture electrique. Des mesures fiscales peuvent faire office de variable pour augmenter la différence de prix entre la voiture électrique et le véhicule thermique.
I – Le bonus-malus favorable au véhicule électrique
Comme nous l’avons vu dans la partie sur l’échec de la voiture électrique, l’état doit être un acteur engagé dans la mise en place d’une offre de mobilité individuelle électrique. Il sera au cÅ“ur de ce changement de paradigme automobile. Son intervention se concrétisera par exemple au travers de système de bonus/malus pour taxer le véhicule thermique et subventionner les véhicules propres, comme la voiture électrique. D’autres formes d’aides, comme une TVA réduite, une exonération des frais d’immatriculation ou de vignette automobile peuvent également être mises en place pour inciter à l’achat de voitures electriques. Ces incitations permettront de gommer l’éventuel surcoût des modèles électriques liés aux faibles volumes et aux coûts de développement importants. Les aides à ces vehicules pourront être diminuées à mesure que le marché de la voiture électrique réalisera des volumes pertinents et que les premiers investissements de développements et d’industrialisation de la voiture électrique auront été amortis.
Note : En France, le bonus pour une voiture électrique est de 5000 €. En revanche, le « malus environnemental » pour un une citadine diesel se situe entre 200  et 700 €. Le différentiel permis par l’état est donc conséquent (environ un tiers de la valeur d’achat du véhicule électrique).
II – La justification des aides d’état à la voiture electrique
Les aides d’état à la voiture electrique obéissent partiellement à des décisions politiques ou idéologistes. Pourtant, elles ne sont pas dépourvues de rationalité économique. Les voitures thermiques ont un coût pour la société en raison des nuisances qu’ils induisent. Aussi, en investissant dans la voiture électrique, l’état espère un retour sur investissement.
La commission européenne a ainsi évalué le coût social des véhicules thermiques. Une partie des subventions distribuées à la voiture électrique vise à être couverte par des économies de moyen et long terme :
Le coût de la pollution atmosphérique et du bruit sont déterminés suivant trois scénarios : urbain (haut), en campagne (low) et un scénario intermédiaire. Cela s’explique par le fait que l’incidence de ces nuisances de la voiture thermique impactent plus les activités humaines en centre ville qu’à la campagne, où le bruit et la pollution touchent moins de personnes. Le coût du changement climatique correspond au prix à donner à la tonne de CO2 pour limiter le réchauffement à 2°C en 2050, le tout mis en relation avec les émissions de carbone d’une voiture thermique. La subvention de 5000 € à la voiture électrique en France semble donc avoir une certaine rationalité. Il ne s’agit pas forcément d’un chèque en blanc aux constructeurs automobiles mais d’un investissement raisonnable dans la voiture electrique.
L’Economie de la Voiture Electrique :
- Partie 1 : Le Cout d’Achat de la Voiture Electrique
- Partie 2 : Le Cout d’Usage de la Voiture Electrique


